Chapitre 1

Chapitre 1
J'ouvre les yeux. Du blanc. Voilà ce que je vois : du blanc, tout est blanc.
C'es
t tout simplement magnifique. Froid, mais en même temps magnifique.
C'est si pur, oui, c'est cela, tout est pur ici les draps, le lit, les aiguilles, la perfusion...
C'e
st aussi très calme, seul le léger bip bip d'un électrocardiogramme, je présume, rythme le silence.
Il m'amuse.
L
es courbes m'amusent.
J'ai
me essayer de les contrôler en retenant ma respiration - sans grand succès - mais ça m'occupe pendant quelques minutes.
Je sui
s si bien, c'est mon petit paradis.
Je s
uis seule, personne n'est là pour me dire quoi penser, qui aimer ou au contraire, qui ne pas aimer.
C'est tellement bien d'être indépendante !
Une
seule chose m'énerve : cette forte odeur de médicament mélangée à je ne sais quel autre produit. Mais bon, ce n'est pas cela qui va gâcher ce moment.

Une
porte s'ouvre et me fait redescendre de mon nuage.
D
eux personnes entrent, elles sont tout habillées de blanc - c'est une mode ici le blanc ?
La
première à entrer est une jeune femme très belle, l'autre un homme, beaucoup moins beau.
- Oh
! Regardez, elle s'est réveillée ! Bonjour, je m'appelle Marie, je suis infirmière et je vais m'occuper de toi.
Ell
e me parle avec un si grand sourire, une aisance folle, que je suis presque gênée d'être là, en face d'elle.
- Euh
... Bonjour... Où suis-je ?
Je sav
ais très bien où j'étais, seulement je ne voulais pas me le dire. Je m'étais créée mon monde, mon paradis. Je ne voulais pas que tout cela se brise avec seulement quelques mots.
-A l
'hôpital, je ne sais pas si tu t'en souviens mais tu...
- Tu
as eu un petit accident, la coupa l'homme.
Le d
ébut de la phrase de Marie me fit plus de mal que je ne l'avais imaginé.
M
ais au contraire, la phrase de l'homme me fit rire intérieurement car, non je n'avais pas oublié comme ils le pensaient - ou l'espéraient.
No
n, je me rappelais très bien que j'avais fait une tentative de suicide et qu'elle avait - heureusement ou malheureusement - échoué.
Mar
ie m'avait tendu une perche, sûrement malgré elle, mais en me disant "je ne sais pas si tu t'en souviens" elle venait de me permettre d'échapper à leur monde, d'être enfin libre.
Ju
ste intérieurement, car physiquement j'étais encore dans ce paradis qui s'était transformé en enfer quand elle avait prononcé le mot "hôpital".
Ce m
ot, même sortit de la bouche d'une si belle créature, reste un mot horrible que, je pense, personne ne veut jamais entendre.
Tou
s ça pour dire que j'étais enfin libre car je venais de prendre une décision qui allait changer ma vie :
j'a
vais décidé d'oublier mon passé, comme ils voulaient que je le fasse, de recommencer une vie maintenant.
Au
jourd'hui, moi Cerise, Tout juste treize ans, J'ai décidé de vivre !


Voilà pour le premier chapitre
# Posté le mardi 15 mai 2007 03:58
Modifié le vendredi 25 mai 2007 16:24

bonjour et bien venu sur ce blog cher gens =D

beujour beujour =D

alors voilà je n'avais encore jamais vraiment mis présentation, alors maintenant que mon blog est assez long je me lance

*s'envoie toute seule par la fenêtre [sh'baff] humour décapant bonjour*
comme vous avez pu le remarquer ce blog met en ligne des fanfictions sur Tokio Hotel, bon je pense que vous savez tous et toute ce qu'est une fanfic, je pourrais toujours l'expliquer à ceux qui ne connaissent pas il suffit de demander =D
donc ce blog comporte :


---une première fanfic en 23 chapitre [terminée]

---une deuxième fanfic qui est en cour, elle commence à la page 9

aussi plusieurs one-shot [nouvelles](ce que je préfère écrire)
:

_ seul entre deux mondes >>ichi<<

_ en attendant >>ichi<< et >><<

_ merci mon coeur d'être malade >>ichi<< et >><<

_ totgeliebt >>ichi<<

_Mercredi 25 Juillet 2007 >>ichi<<

_ il a changé >>ichi<< >>richi<< >><< >>relà<<



voili voilou sinon ba j'ai quelques poèmes et des articles en tout genre mais à vous de voir en vous avanturant dans mon blog =DD


b'soux b'soux les gens
# Posté le vendredi 18 mai 2007 13:15
Modifié le dimanche 09 septembre 2007 07:02

Chapitre 2:

Chapitre 2:
L'homme sortit et l'infirmière resta.
Elle m
'expliqua que l' "homme" était en fait le docteur Gilbert, qu'il semblait un peu froid mais qu'en fait c'était un homme au grand c½ur.
Et mo
i je suis le Père Noël !
Non
mais elle me prenait pour qui?
Elle p
ensait que je ne savais pas cerner la personnalité des gens?
Au co
ntraire, c'est même ce que je fais le mieux !
Lui s
'était juste un gros égoïste qui n'était chirurgien que pour l'argent.
Et
elle, s'était juste un ange qui s'était perdu sur Terre et qui me prenait pour une petite fille.
Mais
ça, je lui pardonne.
T
out le monde pardonnerait s'il était assis en face d'un ange.

Pen
dant que je l'imaginais avec des ailes et une auréole - ce qui lui allait très bien - elle me parlait de moi.
De ce que j'étais censée avoir oublié.
De mo
n nom, de mon âge, de ma mère qui me regardait en haut.
Je
suis sûre que ma mère est un très bel ange là haut et que, même si je ne suis pas croyante, je sais qu'elle veille sur moi.
En haut ou en bas, je m'en fous.
J'a
i juste besoin qu'elle veille sur moi.

Mari
e me dit aussi que je vivais seule avec mon père.
El
le n'était pas obligée de dire "seule avec" car l'ancienne Cerise était juste seule, seule tout court.
De tout
es manières, ça ne veut rien dire "seule avec", "seule" et "avec" sont des mots incompatibles, moi je n'ai pas eu le choix, j'ai été seule et c'est tout.
Enfin non, ça c'est l'ancienne Cerise, celle qui n'acceptait pas d'être seule, la nouvelle, elle, elle est seule parce qu'elle l'a choisit.

Marie
continua à parler de moi et me dit que j'avais fait un petit coma à la suite d'un "petit accident" comme l'avait dit ce fameux Dr Gilbert au grand coeur.
Elle continua à parler pendant des minutes, des heures, des siècles, je ne sais pas.
Le
temps s'était arrêté.
Elle parlait et moi je la regardais.
Non ce
n'est pas vrai, je ne regardais pas Marie, ou plutôt je ne la voyais pas.
Non je
voyais ma mère, ma mère qui m'avait quittée...

Flash Back (cinq ans avant)

À l
a sortie de l'école.
J
e suis là, sur le trottoir, ma mère sur celui d'en face.
J
e veux la rejoindre, j'en ai marre, marre du garçon à côté de moi qui m'embête.
J
'en ai marre.
J
e veux juste que maman me prenne dans ses bras,
Jus
te qu'elle me console.
Mais j
e ne peux pas la rejoindre, me jambes ne veulent pas, je n'arrive pas à bouger, même pas à l'appeler.
A
lors je fais la seule chose pour laquelle mon corps veut bien obéir : je pleure.
Ma mère
le voit,
Elle
ne voit plus que ça,
Elle ne voit plus que son unique fille qui pleure, qui a besoin d'elle.
E
lle ne voit plus les voitures, et les voitures non plus, ne la voient pas, ou une trop tard.
Pou
rtant les voitures sont là, ma mère aussi, sur la route.
J
e me souviens d'un grand bruit sourd, long, très long, trop long.
La suite, elle n'a pas d'importance,
La suite, c'est la fin.
La su
ite, c'est rien.

Fin
du Flash Back


Non Cerise, non !
Ça c
'est le passé, tu dois l'oublier!
Se
ulement là j'ai compris, que certaines choses, sont très dures à oublier.

Alors juste pour répondre à "anonyme"
tu trouve ça "nul a chier" ok merci de nous faire partager ton avis moi ça me va, ça me fait un com de plus
mais après dis au moin ce que tu n'aimes pas ou assume en mettant ton nom ou l'adresse de ta fic si t'en écris une j'aimerai beaucoup la voir pour te donner mon avis.

Sinon merci pour tous les autres coms!

[Edit de Celine]Vu que Suzon a déjà répondu j'ai pas grand chose à rajouté si ce n'est que Suzon est trop gentille de laisser ce com qui n'a aucune utilité...
Je ne vois aucun inconvénient au fait que tu n'aimes pas et que tu le dises mais suzon à raison explique au moins pourquoi...
De plus l'anonymat est quelque chose de lache...
Bon je ne rajouterais rien de plus
# Posté le vendredi 18 mai 2007 13:17
Modifié le dimanche 27 mai 2007 13:09

Chapitre 3:

Chapitre 3:
Plusieurs jours passèrent ainsi, elle parlait et moi je la regardais, je regardais maman.
Au fi
l des jours j'ai appris à la voir sans être triste, j'ai réappris à l'aimer comme avant, tout simplement.
J'aurais aimé que rien ne change.
J
'aurais tant aimé rester seule.
Mais
non, un matin il a fallut que quelqu'un vienne dans mon petit monde qui tournait très bien sans lui.
J'ai
été réveillée par du bruit, beaucoup trop de bruit.
Je m'é
tait tant habitué à ce silence, rythmé par l'électrocardiogramme - que j'avais fini par dompter - et bercé par le douce voix de Marie.
Ah, s
a voix, elle était si belle, si douce...
Marie
me racontait le monde, la connerie humaine, comment son ex l'avais fait souffrir, la colère de son supérieur, la vieille dame dans la chambre d'à côté qui n'arrivait plus à viser la bouche quand elle mangeait...
M
oi je faisais semblant d'écouter, j'entendais tout mais seul mon inconscient comprenait.
Tous
se passait si bien...
I
l est arrivé un Mardi matin, je me suis réveillée avec un lit à côté du mien, vide pour le moment. Mais j'ai vite compris qu'il ne le resterait pas longtemps. Que quelqu'un viendrait.
Je me
suis promise de haïr cette personne, j'espérais la dégoutter tellement qu'elle s'en irait.
J'
espérait...
Il y a eu du bruit, la porte s'est ouverte laissant entrer un lit poussé par deux infirmiers.
J'ai d'abord deviné des pieds sous le drap blanc, puis des jambes, deux longues jambes, un buste et...
J'ai
fermé les yeux.
Non.
N
on ça ne peut pas être lui.
Cette pe
tite tête d'ange ne pouvait pas être la sienne.
Ces beaux
yeux - pourtant non maquillés - ne pouvais pas être les siens.
Ce nez,
cette bouche, ces petites oreilles, ces grains de beauté... non ça ne pouvait pas être lui.
ça
ne devait pas être lui !

Flash Back

Je suis d
ans ma chambre, j'écoute Vergessen kinder de Tokio Hotel.
U
ne chanson que j'aime, d'un groupe que j'aime, écrite et chantée par celui que j'aime : Bill.
Oui j'aime Bill Kaulitz.
Mais pas d
'un amour de fan, non, je ne ma le permettrait pas.
Je l'ai
me d'un amour fraternel.
J'ai besoin
de lui, du frère que je n'ai jamais eu.
Depuis
que maman est partie je suis si seule.
J'enten
d le bruit d'une porte qui claque.
A oui, c'est vrai, il est là lui.
Je
ne suis pas seule, il est là.
Il ?
L'homme qui devrait me servir de père, l'homme qui devrait m'aimer, me consoler.
M
ais il ne le fait pas.
Oh non, il ne sait pas le faire.
La
seule chose qu'il sait faire - et qu'il fait très bien - c'est de ramener des filles qui sont à peine plus vieille que moi à la maison. Elles pourraient être mes grandes-soeurs, mais je n'ai pas besoin de grande-soeur, j'ai juste besoin d'un grand-frère, juste besoin de Bill.
Il sai
t aussi très bien boire, m'engueuler et me frapper.
Il a ou
vert d'un grand coup ma porte.
Il s'
est dirigé vers mon poste-radio et a coupé la musique.
ça v
a.
Il n'est
pas trop en colère aujourd'hui.
Sin
on il aurait carrément cassé le CD et le poste par la même occasion !
Non, ça va.
Aujourd'hui j'ai de la chance.
Il s'
est approché de moi et m'a jeté à la figure des mots qui m'ont fait atrocement mal.
- Ecoute m
oi bien, jamais, plus jamais tu n'écouteras ce groupe ! Plus jamais tu n'écouteras de musique !
- Mais c'e
st ma seule raison de vivre !
C'est
seulement une fois ma phrases fini que je me suis rendue compte de mon erreur :
Je
lui avais répondu, j'avais osez lui répondre.
Il n'attendais que ça et je le savais.
Mais c'é
tait sorti tout seul.
Ce
la faisait des années que je résistait, et en seulement quelques secondes, je venais de bousiller tous ça, toutes ces luttes conte moi même.
Souvent, oui souvent j'ai eu envie de lui répondre, de lui dire ce que j'avais sur le coeur.
L
ongtemps j'ai résisté, jusqu'à maintenant j'avais toujours su résister.
Il s'est ap
prochait de moi, doucement, tout doucement, pour savourer.
Il aimait me voir souffrir, me voir avoir peur de lui, c'est sûrement la seule chose qu'il aimait chez moi.
Il s'est
agenouillé et a souri.
P
as d'un sourire rassurant, non il ne sais pas le faire, mais d'un sourire qui vous glace le sang.
- Ecoute
ma jolie, je m'en fous de ta raison de vivre, tout le monde s'en fous !
J'ai cru q
u'il allait me tuer - à ce moment j'aurai bien voulu - mais non il m'a "juste" frappé, comme chaque fois.
Comme chaque fois j'ai attendu qu'il parte.
Com
me chaque fois j'ai pleuré :
C'étai
t la seule liberté qu'il me restait.

Fin du Fl
ash Back


J'
ai attendu que les infirmiers soient sortis pour ouvrir les yeux.
Pour
vérifier si c'était bien "lui", celui que l'ancienne Cerise aimait, celui que la nouvelle voulait oublier.
J'ai ouvert
les yeux.
Non je ne m'étais pas tromper.
Non.
Heureusement ou malheureusement ?
J
e me suis endormie en me posant cette question.
J'avais à n
ouveau peur, peur de l'avenir, peur de sa réaction, mais surtout peur de la mienne.
# Posté le dimanche 20 mai 2007 06:51
Modifié le dimanche 20 mai 2007 11:40

Une (longue) one-shot en attendant la suite

Une (longue) one-shot en attendant la suite
/!!!\ATTENTION, J'AI REMARQUE QUE BEAUCOUP DE PERSONNES AVAIENT MAL COMPRIS, CE QUE VOUS ALLEZ LIRE EST UNE ONE-SHOT (nouvelle) DONC CA N'A AUCUN RAPORT AVEC LA FIC PRINCIPALE, SI VOUS NE COMPRENNEZ TOUJOURS PAS (ba vous êtes bien con xD) N'HESITEZ PAS A ME DEMANDER /!!!\






Seuls entre deux mondes.


- Pourquoi
?
- Quoi ?
- Pourquoi tu veux saut
er ?
- Pour mourir.
- Pourquoi tu ve
ux mourir ?
- Parce que je ne veux
plus vivre.
- Et pourquoi tu ne veux
plus vivre ?
- Parce que mes paren
ts sont morts et que mon meilleur ami m'a violée.
- Ah...

***


- Et t
oi ?
- Pourquoi je veux sauter ?
- Ou
ais.
- Parce que mon jumeaux est m
ort.
- T'es Bill de Tokio Hotel c'est
ça ?
- Bill ouais, Tokio Hotel c'
est fini.
- Dommage, vous aviez beauc
oup de fans, personnellement j'aimais beaucoup, ça m'aidait, mais avec ce qu'il m'est arrivé, même la plus belle musique ne peut me sauver.
-
Pareil pour moi, la musique, sans Tom, c'est plus pareil.
- Et il a eu
quoi Tom ?
- Je ne sais pas, je
ne sais plus et je ne veux pas savoir.
- OK.

***


- Et toi ?
- Moi ?
-
Ouais, qu'est-ce qu'il s'est passé avec tes parents ?
- Bah moi c'est
pire, j'aimerais ne plus m'en souvenir mais je m'en souviens. On était dans la voiture et un camion nous a percutés, je m'en suis tirée presque indemne, pas eux.
- Et pour ton meill
eur ami...
- Ex.
- Oui ton ex-m
eilleur ami, qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- Justement, une fois que je suis sortie de l'hôpital, je n'avais plus d'endroit où dormir et vu qu'il est majeur et qu'il a un appart', il m'a proposé de vivre chez lui quelques temps. Un soir, alors que je venais de faire un cauchemar, il a commencé à me consoler et à me droguer en disant que ça m'aiderait à aller mieux, la suite, tu t'en doutes?
- C
'est qu'un...
- Oui je sais, u
n connard, un salaud, tout ce que tu veux...
- Non pire, mais y a pas d
e mots.
- Hum...

***


- Sinon ta vie, c'
était bien avant ? Enfin je veux dire la célébrité et tout ?
- Ouais ça
allait mais comme tu le dis, c'était avant maintenant c'est... J'en sais rien, j'ai même pas fait attention. Depuis que Tom est parti, je ne fais plus attention à rien.

***


-
Pourquoi ici ? Pourquoi tu veux sauter ici ?
- Tout simplement
parce que c'est le toit de mon hôtel et que je n'avais pas envie de marcher pour aller autre part. Et je ne veux pas sauter, je suis obligé. Mon coeur est déjà mort, en même temps que celui de Tom, y a que mon corps qui persiste à vivre. Mais c'est bon, là je vais sauter comme ça mon corps sera bien mort cette fois. Et toi ? Pourquoi ici ?
- Parce que
c'est le toit de ton hôtel.
- Ah ? T'es vra
iment fan alors ?
- Non, j
uste parce que je voulais rêver, encore un peu. Je me disais que tu pourrais me voir, m'empêcher de sauter, me chanter "Spring nicht" et me redonner goût à la vie.
- Désolé, je ne peux pa
s, je ne peux plus, je n'en ai plus la force, même plus la force de chanter.
- Pas grave, au moi
ns je t'aurais parlé.

***


- Jess.
- Hein ?
-
Je m'appelle Jess, j'attendais que tu me le demandes mais bon comme ça ne venait pas je te le dis.
- Ah,
excuse-moi, c'est vrai que je ne sais pas grand chose sur toi. T'as quel âge ?
- 15 ans.
- C'est jeune.
- J
eune pour quoi ?
- Pour
avoir autant souffert.
- Ouais peut-être, mais
avec ce que j'ai vécu j'ai l'impression d'avoir 90 ans.

***


- Tu vois
les lumières en-dessous, Tom serait encore là j'aurais sûrement trouvé ça très beau, mais là non je trouve ça terne, mort, comme si tout était parti avec lui.
- Exc
use-moi !
-
Pourquoi ?
- Je viens de penser quel
que chose d'horrible ! Je me suis dit que, si Tom était encore là, moi je serais là, seule entre deux mondes, sans avoir pu te parler, à me laisser crever sans n'avoir jamais pu te rencontrer ! Je suis trop égoïste je me hais !

***


-
Jess ?
- Oui
?
- Tu pleures encore ?
- Oui.
- Tu
sais je ne t'en veux pas pour ce que tu as dit.
- Hum...

***


- Jess
?
- Oui ?
- Ça fait d
u bien de pleurer ? Je ne me souviens plus moi, depuis que Tom est parti je ne me suis pas laissé pleurer et avant je ne pleurais pas car Tom était là.
- Be
aucoup, ça fait beaucoup de bien. Tu devrais essayer.
-
Je n'y arrive pas.

***


- Bill ?
- Oui ?
- Tu pens
es à quoi ?
- À toi.

- Comment ça ?

- Justement je ne sais pas, je ne
te connais pas alors je t'imagine.
-
Tu veux que je te parle de moi ?
-
Oui s'il te plaît.
- Alors voilà, je tiens d'abord à préciser que je ne raconte pas bien. Donc je m'appelle Jess, je suis née un jour froid d'hiver. Je suis une fille unique pourrie gâtée. À l'école j'étais rejetée pour ça, parce que j'avais toujours des habits de marque qui se voyaient alors que je ne voulais qu'une seule chose : qu'on ne me voit pas. Mes parents m'aimaient et croyaient que pour me le montrer il fallait m'acheter tout ça. Mais je n'en voulais pas de leurs cadeaux, je voulais juste avoir des amis comme tous les autres enfants de mon âge mais personne ne voulait de moi. Alors pendant que le Samedi ils s'amusaient ensemble, moi je traînais